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« XP »
avec
Mathilde GELDHOF, Matthieu HABERARD,  Romain SARROT, Lise STOUFFLET et Victor VAYSSE
du 25 avril au 11 mai 2018
at Espace T2 , 24 rue du Marché Popincourt 75011 Paris

 

xp Sarrot
xp Vaysse
 Romain SARROT
Installation, bois de cerf, sable, silicone, 2018

 

Victor VAYSSE
Paranoïd Masks, transfert de photographie sur résine, corde, 2018
C’était début avril, Pierre Boucher m’offrait gentiment deux semaines d’accrochage dans son espace pour le mois de Mai. Ce jour-là, Lise Stoufflet m’envoyait un visuel de son nouveau travail: Un monde à soi, une huile sur toile dans laquelle est représenté anonyment le corps d’un ou d’une scientifique dans son laboratoire, faisant des expériences sur un petit village artificel. En observant cette oeuvre, je me rappelais de scènes dans Chérie, j’ai rétréci les gosses et Downsizing, ce film avec Matt Damon qui raconte l’histoire d’un groupe d’individus qui décident par conviction de se rétrécir afin de diminuer leur consommation énergétique globale sur la planète. Lise m’expliquait qu’elle s’était intéressée aux expériences scientifiques en écoutant les anecdotes de sa soeur biologiste. Je m’étais alors demandée jusqu’où l’homme pourrait bien aller pour vouloir progresser les sciences et sa propre société? Et quel est le rapport que nous avons avec les avancées scientifiques et ses expérimentations?
Le soir même, j’écrivais un message à un ami pour lui demander comment s’était passé le marathon de Paris. Il me répondit brièvement: « C’était dur, mais c’était une bonne XP ». L’abréviation « XP », me faisait d’avantage penser au système d’exploitation Windows qu’à une expérience. Mais de fait, après trois mois d’entrainement intensif, un régime alimentaire stricte tout en poussant chaque jour un peu plus ses limites, la « XP » marathonienne ne pouvait qu’être positive.
Et c’est ainsi que l’exposition « XP » est née. XP pour expérimentation , exploration et expédition artistique. Chaque artiste invité propose au spectateur à penser différemment leurs oeuvres et leur démarche créative. Mathilde Geldhof part en expédition à Marseille afin de nous faire découvrir la cité phocéenne sous le prisme de la sensation océanique chère à Romain Rolland. Matthieu Haberard transpose ses rêves et ses insomnies en sculpture et invite le public à lâcher prise. Romain Sarrot expérimente d’avantage l’hybridité des matières confrontant ses bleus artificiels au bois de cerf. Lise Stoufflet met en avant l’enthousiasme et les réticences que nous avons envers les sciences et ses progrès. Enfin, avec ses Paranoïd Masks, Victor Vaysse exploite les techniques photographiques contemporaines sous l’angle des sculptures antiques.
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Lise STOUFFLET
Un monde à soi, huile sur toile, 2018
Victor VAYSSE
C’est l’heure où tout le monde est vieux, transfert photographie sur résine, 2017
Mathilde GELDHOF
Percée #1, tirage lambda, 2018
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Romain SARROT
Bleu N° 25, silicone sur toile, 2018
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Matthieu HABERARD
The boy and the World, bois, tissus forex, 2018
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Mathilde GELDHOF, Percée #2, tirage lambda, 2018